loader

Le contexte

L’histoire du reboutement remonterait à l’époque des Egyptiens, puis des Grecs et des Romains.
L’acte thérapeutique, selon Trédaniel, est universel : « Tous les ethnologues sont d’accord pour constater qu’il est, et qu’il a été employé sur tous les continents depuis le début des temps, quelles que soient les ethnies considérées et leur niveau d’évolution ».

C’est après le moyen-âge que la médecine a amené l’effacement des rebouteux, faisant tomber dans l’oubli beaucoup de leurs surprenantes et efficaces techniques. En effet, les médecins du XIIIe siècle, qu’on appelait alors « mires », posaient un diagnostic en lisant l’avenir dans les urines ou dans les crachats. La plupart ne savaient ni lire, ni écrire. Les traitements se composaient de base de crapauds, petits vers, mouches vertes…. Et ils méprisaient tout acte manuel.

A cette époque, les rebouteux, barbiers (ancêtres des chirurgiens) pansent, recousent, remettent les luxations et fractures.
Le chirurgien est « interdit » d’université.
En 1750, lorsqu’un chirurgien voulait obtenir sa licence de médecin, il devait s’engager par acte notarié à ne plus faire de chirurgie. Il faudra attendre 1935 pour assister à la réouverture de l’académie de chirurgie.

Il faudra attendre le XIXe siècle pour que la médecine devienne crédible grâce à la connaissance de l’anatomie, essentiellement due aux chirurgiens et l’évolution de la clinique. Les techniques précises de réduction des luxations et fractures, les manipulations viscérales… sont souvent oubliées par l’introduction de l’anesthésie. Globalement le développement de la pharmacologie a fait tomber dans l’oubli nombres de pratiques « ancestrales » qui avaient largement fait leurs preuves en termes d’efficacité.

Le reboutement

A l’origine : les rebouteux sont ceux qui « remettent les os bout à bout ». Ils restaurent, remettent en ordre, rétablissent la continuité de ce qui a été rompu ou disjoint. Le renoueur est celui qui remet les noeuds intervertébraux. Le Bailleul est celui qui remet les boyaux…

On les appelle « bonesetters » en Angleterre, « algebristas » en Espagne, « feltchers » en Pologne, « hueseros » en Amérique du sud, « renmancheurs » au Canada… Les spécialistes sont d’accord sur l’existence d’un art traditionnel du reboutement : un ensemble de techniques intercontinentales.

Ils soignent en touchant, massant, ponçant.
Ils s’occupent avant tout des entorses, des luxations de tous les os du corps et traitent l’ensemble des problèmes articulaires. En effets, ils sont connus pour « remettre en place les nerfs froissés » et les « tendons qui sautent », dénouer les muscles, soigner les « foulures » et les articulations démises.

Tout comme les guérisseurs, ils font partie de la tradition populaire et rurale.
Il ne faut pas les confondre avec :
• Les magnétiseurs, qui posséderaient un fluide particulier, le magnétisme
• Les kinésithérapeutes / ostéopathes / chiropracteurs qui ont effectué des études sanctionnées par un diplôme reconnu.
Le reboutement peut être un don, il n’en reste pas moins un art que l’on peut acquérir auprès des aînés.

Le reboutement et l'ostéopathie

Cette pratique, qui vient du fond des âges, peut parfois provoquer un certain scepticisme. On peut même parfois entendre parler de « charlatan ». Mais attention : ce regard très cartésien oublie que ces premiers thérapeutes empiriques sont les pairs des kinésithérapeutes, des chirurgiens, des ostéopathes... Ces méthodes de traitements se sont transmises de génération en génération. Elles ont évoluées à travers la palpation, le diagnostic et le souci du résultat.

Il faut bien évidemment discerner ce qui relève du folklore de ce qui relève de la médecine manuelle. Une fois cette distinction effectuée, ces techniques manuelles éprouvées durant tant de siècles sont remarquablement efficaces et un formidable adjuvent à la pratique ostéopathique. En tant qu’ostéopathe, nos mains sont nos outils quotidiens. Ces techniques manuelles qui sont souvent oubliées sont extrêmement efficaces même s’ile st difficiles de les valider scientifiquement (tout comme la médecine des ventouses, qui peu à peu reprend sa place grâce au travail de Daniel Henry).

On peut effectivement être surpris de l’efficacité de cette prise en charge en complément de l’ostéopathie, notamment en ce qui concerne : les pathologies musculaires du complexe de l’épaule ou de la cheville, les torticolis, les tendinites, les sciatiques et névralgies, les douleurs de hanche, l’ensemble des tensions musculaires concernant le rachis dans sa globalité...

Notre adresse :

Caroline FOURNIER
17, rue du Général de Gaulle
59144 GOMMEGNIES

Téléphone

Tel: 06 01 20 56 24

Nos Horaires

Lun : 08h30 à 20h
Mar : 08h30 à 20h
Mer : 08h30 à 20h
Jeu : 08h30 à 20h
Ven : 08h30 à 20h
Sam : 08h30 à 12h

Immeuble